lundi 21 septembre 2009

La belle saison, la belle santé dans l'Himalaya


L'arrivée de l'automne est un moment privilégié, et particulièrement agréable sur les hauts plateaux de l'Himalaya. C'est la saison des moissons, du partage, de la douceur de vivre. Avant l'arrivée des grands froids...

Nous avons voulu vous faire partager la vision automnale de la médecine Amshi à travers le très bel ouvrage co écrit par Jean Claude Sergent et le Dr Namgyal Qusar.

L'automne est la saison où tout change de couleur dans les pays froids. Le temps n'y est ni chaud ni froid. Souffle un vent plutôt doux, qui se rafraichit à mesure que l'on avance dans la saison, et que l'on va vers l'hiver. C'est une saison agréable, lumineuse, dispensant la générosité du ciel avant l'arrivée des grands froids.


Durant l'été, le corps, qui a emmagasiné beaucoup de chaleur, est plus susceptible de développer des troubles liés à la "bile", appelée en tibétain mKhrispa. Pour cette raison, l'automne est une saison de "purification", où l'on pratique dans ces régions un jeûne de 9 jours, Shradye Navrotra (qui répond à un autre jeûne de 9 jours, celui pratiqué à la sortie de l'hiver). L'on recherche les saveurs rafraîchissantes, que sont l'amer et l'astringent. Et puisque le corps doit faire ses réserves de "chaleur" en prévision du froid, l'on reprend, à l'automne, et à la faveur du retour de la douceur, la consommation d'aliments de nature "chaude". Notamment les céréales: froment, maïs, ainsi que l'orge qui constitue l'essentiel de l'alimentation dans ces régions reculées. Les légumineuses, haricots, lentilles, pois, vont également tonifier l'organisme, avec les légumes de saison comme l'ensemble des variétés des courges et crucifères. La consommation de produits laitiers, comme le babeurre ou le ghee, sont pris en quantité modérée, mais restent bien présents, car ils assurent, dans ces pays où la viande est trop rare pour être consommée quotidiennement, la part de protéines végétales. Les fruits secs tendent à remplacer les fruits frais, et on peut les consommer autant que nécessaire, car ils contiennent beaucoup de minéraux.

Sur les hauts plateaux, l'automne est une saison active: on moissonne, on s'active à l'extérieur, on prépare l'hiver. C'est une saison où il est bénéfique de pratiquer régulièrement de l'exercice en plein air, pour nettoyer l'organisme - en ne le surchargeant pas. "On pourra réduire l'alimentation car c'est une saison où s'éploie ordinairement une énergie abondante et firte dans le ciel."
Agréable, douce, tempérée, plutôt lumineuse, elle doit être aussi joyeuse et plaisante que le ciel nous invite à l'être...


D'après Médecine tibétaine et alimentation, Dr Namgyal Qusar et Jean-Claude Sergent, Calmann-Lévy

Crédit photo Reurinkjan, Filckr

jeudi 3 septembre 2009

Une rentrée en Terre Inconnue


Quelle belle surprise de trouver dans la grille de nos programmes, pour aborder la rentrée sous le ciel pur et dégagé des hauts plateaux de l'Himalaya, que cette authentique et émouvante rencontre en "Terre Inconnue", avec Dolma, femme paysanne de la vallée du Zanzkar!

Nous avons eu envie de relever l'évènement pour plusieurs raisons importantes, tenant tout d'abord à la beauté du reportage, et de la démarche humaine que nous propose Frédéric Lopez, qui nous permet d'aller à la rencontre d'un pays, de ses paysages, de sa pureté, de son quotidien, et de l'extraordinaire joie de vivre de son peuple dans un environnement où la solidarité est indispensable.

La raison essentielle, c'est que Frédéric Lopez nous permet de faire la connaissance d'une femme perpétuant la tradition Amshi, soit la médecine traditionnelle bouddhique de l'Himalaya. Face à ses hôtes, elle raconte, en broyant sous son mortier en pierre des plantes et des épices (Gilbert Montagné reconnaîtra la cardamome) pour fabriquer des remèdes pour l'hiGiver. Car Dolma nous explique que dans ces régions isolées, une maladie, même bénigne, peut avoir des conséquences irrémédiables, car les habitants de certaines zones du Ladakh se retrouvent complètement coupés du monde de la chute des premières neiges à leur fonte.
C'est à l'âge de 13 ans que Dolma décide de devenir Amshi, afin de pallier à ce problème pour sa famille, comme pour l'ensemble de sa communauté. Elle ira étudier, chaque hiver, durant 8 longs mois, isolée de tout, dans l'un des rares monastères où est encore dispensé cet enseignement.

Pour ceux qui n'on pas encore vu ce reportage, ou visionné l'émission, retrouvez la rencontre avec Dolma.

mercredi 29 juillet 2009

Le Ladakh


Le Ladakh est longtemps resté innaccessible aux étrangers, et notamment aux Occidentaux. Essentiellement pour des raisons géographiques et climatiques, car l'accès aux zones habitées par les Ladakhis, ainsi que la capitale de cette région himalayenne, Leh, se trouve coupée des vallées durant toute la période hivernale correspondant aux premières chutes des neiges (octobre) à leur fonte (mai-juin).
Le Ladakh représente une entité à part dans l'ensemble très composite du Sous Continent Indien: il se rapprochant davantage de l’Asie Centrale et du Tibet, ce, du fait de sa géographie, de son climat, mais aussi de sa culture, de son appartenance linguistique ainsi que de sa religion, bouddhiste.
Le Ladakh appartient à l'état indien du Jammu Kashmir, couvrant en réalité trois états différents : le Jammu, le Kashmir et le Ladakh. Cet état frontalier au Nord Ouest du Pakistan, touche au Nord Est de la Chine, et au Sud jouxte les états indiens du Pendjab et de l’Himachal Pradesh.





Géographie

Jouxtant les frontières du Tibet, de la Chine et du Népal au Nord Est, le Ladakh est l’une des régions les plus reculées et inaccessibles du Monde. Bordée de hautes montagnes, au Nord le Karakoram, au Sud le Grand Himalaya aux altitudes vertigineuses, le Ladakh tire son origine du nom de l’une des vallées qui traverse son territoire, la seconde étant celle du Zanskar. Des premières chutes de neige (novembre) à leur fonte (mai), le Ladakh est coupé du reste du Monde. Cet isolement voulu par la configuration géographique exceptionnelle a contribué à préserver ses habitants de toutes les influences des différentes invasions et vagues de colonisation connue par l’Inde à travers les siècles. De même qu’aujourd’hui, bien que voisin du Cahemire, le Ladakh demeure préservé du terrorisme.
Le climat particulièrement rude, offre un ensoleillement 300 jours par an : la pluviométrie est quasi inexistante, et ce sont la neige et les glaciers qui permettent l’approvisionnement en eau. En hiver, les températures peuvent chuter jusqu’à moins 60°C. En été, la fine couche atmosphérique des hautes montagnes peut causer ce paradoxe : on dit qu’un homme ayant les pieds à l’ombre et la tête au soleil, peut souffrir en même temps de gelures et d’un coup de chaleur. Rassemblée sur les bords des rivières, offrant durant la saison estivale des enclaves de verdure permettant culture et élevage, les Ladakhis possèdent une façon de vivre et une culture à part, un état d’esprit profondément pacifiste, sans doute lié à une tradition bouddhiste très enracinée, comme à la survivance d’une exception dans cette région du globe: le matriarcat.


Histoire

Des tribus nomades, éleveurs de Yacks, ont précédé les premiers foyers de populations auraient été établis par les pèlerins bouddhistes partant rejoindre le mont Kailash au Tibet. Depuis le IX siècle, les dynasties bouddhistes ont étendu leur domination jusqu’au Cachemire, avant l’invasion par les musulmans de l’Ouest de la contrée et son annexion au royaume Dogra au XIX ème siècle, qui rattacha définitivement la province du Ladakh au Jammu Cachemire. Cependant, confronté à une discrimination envers les bouddhistes, fut créé un Conseil demandant une gestion autonome de la région. Traversée depuis des siècles par les caravanes de la route de la soie, le Ladakh, et plus particulièrement sa capitale, Leh, ont pu développer un commerce autour des épices, tapis, de la soie brute. Ce sont sur ces plateaux qu’est produit le Pashmina, qui sera confectionné au Cachemire, à Srinagar.
Les traditions multiséculaires continuent de rythmer la vie quotidienne : les festivals, alliant la danse aux tournois de sports ont une dimension à la fois religieuse et sociale. Le tir à l’arc y est l’un des sports les plus populaires. Les superstitions liées à l’influence des esprits et de l’astrologie sont très présentes : chaque village recelle des personnes que l’on vient consulter pour des oracles ou obtenir la guérison. Bien que le tourisme s’y soit considérablement développé avec la ruée des trekkers vers le toit du Monde, le Ladakh est un territoire à la fois accueillant et secret, où les habitants sont connus pour leur gentillesse et leur authentique joie de vivre, cohabitant avec une existence rudimentaire cousue de croyances aussi mystérieuses et secrètes.

Population : 2,5 Millions (concentrée à Leh et Kargil)

Superficie : 97 000 km2

Langues parlées : Hindi, Ladakhi, Balti, Purgi, Shina, Urdu

Culture et religion : très majoritairement bouddhiste, minorité musulmane ( Kargil et Vallée du Sumur)

Economie : agriculture, élevage, commerce de la soie, aujourd’hui tourisme


Festivals : la plupart sont liés aux fêtes religieuses des monastères bouddhistes et comportent des danses traditionnelles : Hemis (juin), Lamayuru (début juillet), Phyang (début août), Tak Thok, Losar (février, nouvel an)


Meilleure saison : de juin à septembre (non accessible par la route à partir d’octobre jusqu’à mai)

Cuisine : non végétarienne (à la différence d'une majeure partie de l'Inde)
Principalement à base de farine d’orge, de produits laitiers issus de Yacks et des chèvres, et de viande
Spécialités : Tsampa, Pava, Chalak, Khambish, Thukpa, Kothay, ainsi que le Tchang (thé beurré tibétain)


Leh

Perchée sur un plateau à plus de 3500m d’altitude, la capitale du Ladakh, fut à la fois une cité religieuse et marchande. Comptant un certain nombre de monastères et de palais, vestiges de l’ancienne monarchie, elle offre un point de chute et de départ pour les trekkers venus du monde entier pour s’aventurer dans la vallée du Zanskar.
La ville s’est considérablement modernisée. C’est dans la vieille ville où sont concentrés les principaux monuments, dont les Stupas bouddhistes :Shanti Stuppa, Tisseru Stupa, Gomang Stupa


Credit photo flickr Hoorob, Design, Naked, MikeWright

mardi 28 juillet 2009

Contacts avec le GERES


Après quelques mois de stand by, de réflexions, et diverses démarches afin d'avancer dans la réalisation du devis du dispensaire (point de départ sine qua non!) , le temps opérant, pour le mieux, comme toujours, nous a réservé quelques heureuses surprises.
Tout d'abord, au mois de mars, suite à une collaboration à un article sur l'Ayurveda dans le journal écolo l'Age de Faire, je découvre l'existence d'une association, Alpes Himalaya (basée à Grenoble) qui a contribué à la construction d'une école pour de jeunes Amshis à... Choglamsar!
Au mois d'avril dernier s'était tenu à Leh un séminaire sur l'amélioration des conditions de vie des populations de l'Ouest de l'Himalaya. Ce séminaire, organisé par le GERES, association de développement durable et de solidarité internationale, basée à Aubagne, et implantée dans diverses parties du Monde, dont au Ladakh depuis leur participation aux chantiers de reconstruction depuis le début des années 2000, nous était apparu comme une manifestation directement liée à notre projet. Nous avions établi un contact avec le correspondant du GERES à Leh, Vincent Stauffer, depuis plusieurs mois, sur l'avis de notre architecte, Hervé Denonain, qui nous avait fait part de son grand intérêt pour le projet, et renvoyé à la décision revenant au Président de l'association, Alain Guinebault.
Or, dans les jours qui suivirent la tenue du séminaire, nous avons eu le plaisir d'être contacté par l'une des personnes dépêchée sur place par le GERES, qui, entre temps, avait pris contact avec Karma Chodon, et considéré le terrain de construction.
Pour nous, c'est non seulement le gage d'une prise en charge sérieuse, mais surtout une aide indispensable, car seule, l'association ne peut envisager de traiter sans l'aide de personnes de terrain, et les problèmes juridiques liés à la propriété, l'élaboration du devis, comprenant la gestion de l'acheminement des matériaux depuis le Nord de l'Inde.
A suivre...

mardi 25 novembre 2008

Bulletin de souscription


C'est avec un très grand plaisir que nous vous annonçons que les statuts de l'association ont été déposés à la sous-préfecture de Béziers (34),et que l'association Aparna a été reconnue comme association loi 1901 le 10 novembre dernier.

Maintenant que notre structure est officiellement posée, nous voici prêts à commencer la souscription qui permettra de construire le dispensaire.
En voici les contraintes:
- son coût est provisoirement estimé à 12 000 euros
- les chantier doit obligatoirement s'opérer entre le dégel (mai-juin) et les premières chutes de neige (octobre), seule période de l'année où le Ladakh est accessible par la route, ce qui nous sera indispensable pour l'acheminement du matériel

Pour ce, si vous souhaitez nous aider, il vous est possible:
- de devenir adhérent soit à titre de sympathisant, soit à titre de membre bienfaiteur
- de faire une donation à Aparna au titre du projet de Choglamsar (ces dons sont déductibles d'impôts)

Pour recevoir votre bulletin, écrivez-nous à:
aparnafrance@gmail.com

samedi 1 novembre 2008

Premier aperçu du dispensaire


Depuis plusieurs mois, Hervé Denonain, architecte d'Abiterre, travaille à la réalisation de ce bâtiment devant répondre à plusieurs contraintes majeures, dont sa triple fonction: médicale, officinale et domestique.
Spécialisé dans les construction bio-environnementales (notamment à partir du bois), après avoir séjourné plusieurs fois au Ladakh avec Jean-Claude, il s'est inspiré de l'habitat traditionnel du lieu pour concevoir cette structure, en l'adaptant aux contraintes et ressources du milieu - dont la très haute altitude (plus de 3500m) et une période hivernale extrêmement longue et rigoureuse -ainsi qu'aux fonctions que celle-ci est appelée à remplir, dont le séchage et stockage des pilules servant à alimenter les 14 Amshis des remoted areas.

Il s'agit d'un ensemble de 400m2 comprenant:

1. un bâtiment principal orienté plein sud composé lui même:
- du dispensaire (30 m2)
- d'une partie résidentielle (125m2)
- d'une cour (100m2)

2. Un bâtiment de 70 m2 composé de la pharmacie et des annexes (en bleu, sable, et rouge).

La principale surface servant à l'habitation et au dispensaire s'organise autour de la veranda, permettant, en position ouverte, d'optimiser la température grâce à la réverbération solaire de la façade sud. Le dispensaire est subdivisé en plusieurs parties: salle d'accueil, cabinet de consultation, plus un local de réserve afin d'entreposer les traitements les plus courants ou de première nécessité.

La zone d'habitation jouxte le dispensaire, permettant à Karma de pouvoir garder certains de ses patients en observation durant la nuit, le cas échéant. Une grande pièce sert de séjour-cuisine avec un poêle disposé au centre, comme il est de coutume dans les zones himalayennes ou chez les nomades. La chambre, prévue pour 4 à 5 personnes (il n'y a pas de chambre privative au Ladakh) est attenante au séjour, afin de profiter au maximum de la chaleur foyer, comme de sa communication avec la véranda.
A l'étage sera installée un point d'eau pour la vaisselle et les usages domestiques alimenté par le local de stockage solaire, fournissant l'ensemble de l'énergie à la maison. Enfin, à ce même étage, une terrasse couverte permet d'entreposer aussi bien les denrées alimentaires (notamment au moment des moissons de septembre) que les pilules tibétaines nécessitant un endroit sec pour y être séchées.
Enfin, de l'autre côté de la cour se trouve la pharmacie qui servira à la fabrication des pilules (rôle de l'actuelle pharmacie de Choglamsar). Elle comprend plusieurs points d'eau qui serviront aussi bien aux soins qu'à la toilette ou autres usages domestiques.

La maquette du projet et son descriptif peuvent d'ores et déjà vous être communiqués par mail.
De même, nous avons aujourd'hui créé notre boîte à lettres sur le net:
aparnafrance@gmail.com

Au plaisir de vous lire...

jeudi 23 octobre 2008

Genèse du projet pour Choglamsar




Notre histoire débute il y a 25 ans, lorsque Jean-Claude Sergent rencontre à Leh Karma Chodon, jeune réfugiée tibétaine, étudiante en médecine, qui devient son élève en acupuncture. Prodiguant par ailleurs des cours en médecine traditionnelle au Tibetan Medical Institute de Dharamsala, dans le Nord de l'Inde - où est concentrée la majeure partie des tibétains en exil- il avait été l'assistant de Lady Lobsang Dolma, l'un des médecins traditionnels tibétains les plus renommés au monde. Chaque année, il revînt au Ladakh. Des liens forts se nouèrent avec les ladakhis, qui sont un peuple dont la gentillesse et la simplicité bouleversa plus d'un voyageur. Il adopta une jeune tibétaine, Dolma Llamo, qui a terminé ses études à Dera Dhun, et souhaite devenir médecin "like Jean Claude!".
C'est à peu près à cette époque, soit une dizaine d'années en arrière, qu'il conçut avec Karma le projet de former des Amshis (médecine traditionnels tibétains) exerçant dans les régions les plus isolées du Ladakh ("remoted areas"). Ce projet fut alors soutenu par l'association Nomane (Toulouse), qui a assuré le coût de la formation de 14 jeunes garçons et filles devenus désormais Amshis dans chacune des 14 régions ou "remoted areas". S'est alors posé un problème concret: celui de l'approvisionnement en pilules tibétaines, qui sont les voies de traitement essentielles de cette médecine traditionnelle.
De l'approvisionnement en remèdes dépendait le bon fonctionnement des soins. Il fallait fonder une pharmacie de toute urgence, c'est-à-dire un lieu où fabriquer et stocker ces pilules à Leh.
Quelques fonds furent collectés, la majorité en France, dans la famille et parmi les proches de Jean-Claude qui partit pour Delhi acheter les machines nécessaires à la fabrication des remèdes.
Depuis, une pharmacie a été installée avec succès à Choglamsar, à 12 kmde la capitale. Elle est opérationnelle, mais dans les conditions les plus rudimentaires et difficiles. Naquit alors l'idée de créer un dispensaire type, qui servirait aussi bien de lieu de consultation, d'accueil de patients avec 5 ou 6 lits, de pharmacie avec un lieu de stockage des pillules, complété par une partie habitable pour la famille de Karma qui accueillera un troisième enfant d'ici quelques jours (!). Avec l'aide avisée et géniale de son ami Hervé Denonain, architecte passionné d'environnement spécialisé dans les constructions bio-écologiques , Jean-Claude Sergent conçut le prototype d'un dispensaire bioclimatique qu'il espère voir servir de modèle à l'équipement des 14 régions dans les années futures...
Il y a quelques mois, nous avons décidé, de faire converger nos efforts et nos idées afin de pouvoir réaliser le démarrage du chantier en avril 2009. J'ai donc proposé que l'association que je souhaitais créer permette la réalisation de ce premier projet pilote.
Aparna est aujourd'hui en cours de création, nous voici presque prêts pour débuter le dit chantier durant la saison d'été, car le Ladakh n'est accessible par la route de Manali qu'entre le début de la fonte des neiges (fin avril) et ses premières chutes (entre début et mi octobre), et celle de Srinagar, capitale du Cachemire, entre juin et septembre. Ainsi, nous avons en tout et pour tout 4 mois pour démarrer le travaux et finaliser le bâtiment, ce qui est extrêmement court, mais cependant, incontournable. Pour cette raison, nous souhaitons faire appel à un organisme ayant eu l'expérience de constructions similaires lors des crues de l'Indus au début des années 2000. Ceci nécessitant que nous récoltions des fonds suffisants d'ici février.

C'est en tout cas ce que nous espérons, et ce à quoi nous travaillons, en vous invitant à nous soutenir dans cette belle aventure humaine.